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Vrai ou faux sur les allergies alimentaires à l’école

En contexte scolaire, les allergies alimentaires touchent non seulement les enfants qui vivent avec cette condition, mais également leurs camarades de classe qui apprennent comment assurer la sécurité de leurs amis.

Afin de tester vos connaissances sur le sujet, nous vous proposons un quiz vrai ou faux sur les allergies alimentaires à l’école.

Vrai ou faux :

  1. Bannir les allergènes garantit un environnement sécuritaire pour les enfants allergiques.

Faux. Bannir les allergènes ne garantit pas qu’il n’y aura pas d’allergènes à l’école. Il existe d’autres moyens pour protéger les élèves allergiques qui ont fait leurs preuves. En effet, un oubli est vite arrivé et les allergènes ne sont pas toujours visibles à l’œil nu.

  1. Pour aider à protéger les élèves allergiques, il faut se laver les mains non seulement avant, mais après avoir mangé.

Vrai. Même une trace d’allergène peut déclencher une réaction allergique sévère. Le lavage des mains avant de manger contribue à la protection de l’élève allergique qui aurait touché une surface contaminée. Le lavage des mains après avoir mangé limite la contamination des surfaces avec lesquels cet élève entre en contact. Et, oui, même l’élève allergique doit se laver les mains après avoir mangé, étant donné qu’il peut avoir consommé un aliment auquel une autre personne est allergique.

  1. Il faut attendre qu’un enfant ait de la difficulté à respirer avant d’administrer l’auto-injecteur d’épinéphrine (EpiPenMD).

Faux. C’est un mythe répandu. La difficulté respiratoire est UN des symptômes d’une réaction allergique sévère. Il ne faut donc PAS attendre que la personne soit en difficulté respiratoire pour utiliser l’auto-injecteur, car une réaction allergique dangereuse peut se manifester de plusieurs manières.

En présence des symptômes d’une réaction sévère, chaque minute compte : plus on attend pour injecter, plus la situation peut s’aggraver.

Consultez cette page pour connaître les symptômes d’une réaction.

  1. Interdire le partage d’aliments, d’ustensiles, de gourdes et de vaisselle, tout en assurant une surveillance adéquate pendant les repas et collations, contribue à la sécurité des étudiants allergiques.

Vrai. C’est une des stratégies de base. Une étape de plus dans le même sens serait de favoriser la distribution de gâteries non alimentaires à l’école, lorsqu’il est question de récompenses ou lors d’occasions spéciales.

  1. Il existe une loi au Québec qui oblige les établissements scolaires à adopter un protocole visant à prévenir les réactions allergiques en contexte scolaire.

Faux. Malheureusement, il n’existe toujours pas de loi permettant l’uniformisation de la protection des élèves allergiques. Chaque commission scolaire donne des lignes directrices aux écoles qu’elle dessert. Ces dernières les mettent en pratique selon leur capacité. Allergies Québec tente de sensibiliser les élus depuis plusieurs années quant à la nécessité d’une loi standardisant les pratiques en matière d’allergies dans l’ensemble des écoles du Québec.

Il existe d’autres stratégies favorisant la sécurité des étudiants allergiques, plusieurs écoles y ont recours sans nécessairement interdire les allergènes. La formation des intervenants est un élément clef dans cette démarche. Bien que le risque zéro n’existe pas en matière d’allergies alimentaires, le soutien du milieu permet de le réduire à des niveaux acceptables.

Sur ce, merci de vous être intéressé aux allergies en ayant répondu à ce petit quiz!

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